• DES GRIZZLYS DANS LES PYRENEES!

    PALOUMA est lâchée, un deuxième ours l'a rejoint aujourd'hui et d'autres devraient suivre. On a envie d'applaudir, de féliciter les hommes et les femmes qui s'investissent dans ce projet de réintroduction et de repeuplement de nos belles montagnes.

    Mais je ne peux m'empêcher d'être souscieux, sceptique quant à la finalité de cette démarche: en effet, tout est présenté comme un combat entre pros et contras, chaque camp voulant faire passer sa volonté, avoir raison de l'autre.

    Mais a-t-on demandé l'avis de ces sympathiques plantigrades?  Certes, Janez KASTELIK, le responsable slovène en charge de la coopération avec la France, assure que toutes les précautions furent prises lors de la capture et du transport pour éviter tout stress. On lui avait assuré que les mêmes égards seraient réservés aux jeunes ours à leur arrivée en France.

    Mais que n'a-t-on vu aujourd'hui: des manoeuvres de diversion entre pros et contras, pour finalement s'affronter et terroriser les ours par des salves de munitions et de pétards. Quel triste spectacle!

    La vraie raison qui me fait douter de la réussite de ce projet, c'est que notre territoire n'offre pas les grands espaces dont l'ours a besoin. Au Canada où je les observe et photographie régulièrement, les ours disposent d'un immense territoire. La Colombie Britannique fait 2X la superficie de la France, pour 4 millions d'habitants, et dans le grand nord l'homme est quasi absent. 

    Et pourtant la confrontation entre l'homme et l'ours existe: et elle se termine toujours par la mort de l'ours. En octobre dernier deux grizzlis décidèrent de se rendre à Stewart, un petit village à la frontière de l'Alaska, histoire de trouver quelque nourriture. Et c'est là où l'homme est coupable: donner accès à de la nourriture facile (poubelles, décharges non clôturées) c'est condamner l'ours à très court terme.

    Je revenais donc d'une sortie de pêche au saumon lorsque JEAN, notre voisine, m'informa d'un "bear warning": une demi-heure plus tard, un magnifique grizzly déambula dans railwaystreet pour rejoindre l'autre versant de la vallée. Le lendemain, il fut rejoint par un ours plus jeune, un mâle d'environ trois ans. Et ce fut la curée: que fait la police, qu'attend-t-on pour les éliminer? La police fit appel aux officiers de l'environnement qui réussirent à piéger le jeune et le réexpédier en forêt. Restait le vieux, qui fut malheureusement abattu le lendemain. Le surlendemain, la première neige tomba, et nous savons que c'est le moment que les ours choisissent pour partir hiberner. L'homme ne lui a pas donné le temps de se retirer, homo sapiens s'approprie le territoire des autres et reproduit invariablement les mêmes erreurs à travers la planète!

    Au fait, connaissez-vous la signification du nom de PALOUMA? Oui, vous avez deviné, c'est la COLOMBE en Occitan..., sans commentaires!


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