• DOSSIER SUR LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN ALSACE

    LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN ALSACE : <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    Quels enjeux pour les décennies à venir ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La Planète se réchauffe, les climats se modifient ! Depuis la réunion en février dernier du GIEC (Groupement Intergouvernemental pour l’Etude des Climats), le doute n’est plus permis : les perturbations climatiques seront constantes, très rapides et dépasseront en intensité les précédentes prévisions réalisées par le GIEC en 2001.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Dans les régions polaires -Arctique, Grand nord canadien, Antarctique - les conséquences sont d’ores et déjà dramatiques : fonte de la banquise estivale, hivers moins longs et moins froids, augmentation des précipitations, de quoi perturber la vie du monde animal et végétal. Mais aussi celle des hommes qui dans les régions proches du Détroit de Béring sont condamnés à déménager pour échapper à l’érosion du sol liée au dégel du permafrost et aux tempêtes plus violentes que par le passé.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Mais qu’en est-il sous nos latitudes ? <o:p></o:p>

    Un consensus scientifique se fait pour admettre l’impact considérable d’un réchauffement de +3°C, ce qui représente une hypothèse moyenne pour l’Europe. A titre de comparaison, seul un petit écart de +5°C nous sépare du pic de la dernière glaciation voilà 18000 ans. Cet écart, aussi minime soit-il, fut suffisant pour faire fondre l’essentiel des calottes glaciaires qui couvraient l’Europe et l’Amérique du nord. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Au 21e siècle, les choses iront malheureusement beaucoup plus vite. Neuf des dix dernières années –entre 1994 et 2004- sont parmi les années les plus chaudes que l’hémisphère nord ait connu au cours du dernier millénaire. Ces changements de températures sont à titre d’exemple, corroborés par le réchauffement et l’élévation du niveau des océans, le retrait des glaciers. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Ce qui devrait caractériser les climats du futur, c’est avant tout l’amplification des valeurs extrêmes : précipitations plus fortes, suivies de périodes de sécheresse plus intenses et plus longues, plus grande amplitude des températures journalières, fréquence des tempêtes et intensité en hausse.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Quels seront les changements prévisibles en Alsace ?<o:p></o:p>

    Les impacts du réchauffement climatique seront nombreux, avec quatre types de changements principaux: des changements physiques –climat, sols, eaux-, des changements écologiques –migration du vivant, plantes, insectes, oiseaux-, des changements sociaux –conditions de vie, de travail, déplacements-, et enfin des changements économiques, car le coût sera énorme !<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Sur le plan climatique, l’été 2006 fut le plus chaud jamais enregistré à Strasbourg et l’automne, le plus chaud depuis 1950. Un été sur deux d’ici à 2070 serait au moins aussi chaud que l’été 2003 qui, souvenons-nous, fit 15000 victimes en France.<o:p></o:p>

    Le nombre de jours consécutifs a +30° ne cessera d’augmenter et à l’inverse le nombre de jours avec des températures négatives sera en très forte régression. Aujourd’hui les moyennes à Strasbourg sont celles de Lyon dans les années cinquante, et d’ici 2050 Colmar aura des températures comparables à Montélimar en 2007 ! <o:p></o:p>

    Enfin l’hiver est absent, la neige n’est pas au rendez-vous. L’hiver 2006/2007 restera probablement dans les annales comme étant le premier d’une longue série. Par contre les tempêtes se succèdent: elles sont pour l’instant moins puissantes que Lothar en 1999, mais leur durée est plus longue et leur cadence rapprochée maltraite les forêts.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les sols sont soumis à un stress hydrique : les pluies diluviennes ne leur profitent pas, car la terre a du mal à absorber ces grandes quantités d’eau après une période de sécheresse. Au contraire, une partie de la terre utile est entraînée par les eaux de ruissellement. Par ailleurs, l’agriculture industrielle dame les terres agricoles, les rendant beaucoup moins perméables. Enfin, l’urbanisation galopante et l’extension incessante du réseau routier finiront d’achever une terre qui se meurt. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Le Rhin et ses affluents seront de plus en plus capricieux : crues fortes et brutales en hiver et au printemps, débits d’étiage estivaux faibles. Et ce sont ces variations extrêmes qui entraîneront les conséquences les plus graves. Les journées interdites à la navigation seront plus nombreuses, et le prix du transport fluvial sera à la hausse. Le cargo se tournera vers le transport routier, avec une augmentation du trafic, une progression de la pollution en plaine d’Alsace et des contraintes supplémentaires pour les usagers de la route. Ces crues auront souvent des dégâts collatéraux, tels les pollutions, accidentelles ou non.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les barrages hydroélectriques perdront en efficacité, à la fois pour des raisons de débit et de fragilisation de leur structure. Un récent rapport confidentiel d’EDF nous annonce d’ailleurs qu’un barrage sur deux en France et mal entretenu et présente un risque potentiel pour les habitants qui vivent en aval de ces édifices. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La centrale de Fessenheim a besoin d’eau, de beaucoup d’eau pour refroidir son réacteur. Cette eau est pompée dans le Rhin, puis rejetée après usage. Sa température de rejet est limitée, de manière à ne pas trop augmenter la température moyenne du Rhin. Nous savons qu’un faible écart de la température moyenne peut influencer l’écosystème du fleuve. A l’été 2006, cette norme -fixée à + 25°C- fut largement dépassée. EDF décida donc de revoir la norme à la hausse, autrement dit on casse le thermomètre pour ignorer le problème. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Sur le plan écologique, les changements sont pour l’instant peu visibles pour un œil non exercé. Mais à y regarder de plus près, les signes avant coureurs ne manquent pas.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les nappes phréatiques, déjà fragilisées par les pompages sauvages et la pollution liés à la culture intensive du maïs en plaine d’Alsace, auront de plus en plus de mal à se refaire une santé, à retrouver un niveau et une qualité acceptable pour tous. Car des évènements climatiques plus fréquents -augmentation de températures, absence de précipitations- à l’échelle locale, sur des périodes plus ou moins longues, impacteront les ressources en eau. Nous savons pourtant que cette ressource est essentielle, et qu’elle ne souffrira aucun gaspillage.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La qualité de la couverture neigeuse du massif vosgien est liée à la fois aux précipitations et aux températures : résultat, la diminution de la durée d’enneigement, mais aussi de l’épaisseur de la couche neigeuse voire l’absence de neige tout court, compromettront fortement l’existence future des stations de sports d’hiver en moyenne montagne. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Les exploitants devront se montrer créatifs s’ils veulent maintenir une activité et des emplois. Et qu’ils ne comptent pas sur la neige artificielle, car ce luxe ne sera plus permis : il faudra préserver l’eau et économiser l’énergie ! Mais peut être verrons nous apparaître un phénomène nouveau : la fin de la grande migration de juillet-août pour cause de surchauffe dans le Midi ? Alors nos sommets alsaciens deviendront le dernier refuge pour touristes, qui pour des raisons d’économie de carburant – ou pour éviter le dépassement du quota de CO2 que l’état leur aura imposé- n’iront plus chanter la tyrolienne sur les sommets autrichiens…<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La productivité des massifs forestiers est dépendante du climat, particulièrement des précipitations. Globalement, La productivité des massifs forestiers alsaciens et vosgiens se portait bien ces dernières décennies, excepté au lendemain de la tempête de 1999. <o:p></o:p>

    Depuis l’envol du cours du fuel domestique, la demande en bois de chauffage a fortement augmentée, et lors d’une récente vente aux enchères en Alsace Bossue, l’ONF a annoncé la couleur : « il n’y aura pas de bois pour tout le monde ». La demande de bois d’œuvre ou industriel tendra également à la hausse avec l’avènement des maisons à ossature bois, encore appelées maisons basse consommation. Voilà de bonnes raisons pour voir flamber les prix.<o:p></o:p>

    Mais cette rentabilité sera fortement remise en cause par le réchauffement climatique qui attend les forêts au 21e siècle. Sachant qu’il faut 1 à 2 siècles à un arbre pour atteindre l’âge adulte, beaucoup de forêts n’arriveront jamais à maturité. <o:p></o:p>

    Les arbres étant aussi des puits de carbone qui absorbent le CO², le réchauffement risque de s’emballer. Finalement, les parasites déjà présents dans les monocultures de résineux profiteront de la chaleur estivale et des hivers très doux pour se multiplier. Ils seront probablement rejoints par des espèces exotiques, migratrices, qui nous viendront d’ailleurs. Au Canada, des millions de hectares de forêts vivent déjà cette galère, et la seule solution efficace pour éradiquer reste l’abattage massif des arbres, avec la chute des cours du bois en prime.<o:p></o:p>

    Il faut dès à présent revoir les essences, planter des espèces résistantes aux nouvelles conditions climatiques : mais lesquelles ? Un vaste chantier que les Canadiens connaissent bien, et qu’ils payent au prix fort! <o:p></o:p>

    « L’or vert » représente une partie importante du budget des communes alsaciennes propriétaires de forêts : le manque à gagner sera-t-il compensé par la pompe fiscale ? Ou alors les investissements des communes seront-ils reportés à des jours meilleurs, lorsque la planète se sera refroidie ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    <o:p> </o:p>

    Et c’est l’addition des phénomènes –sécheresses prolongées, tempêtes plus fréquentes, fragilisation des sols, nouveaux parasites- qui viendra à bout des derniers refuges pour notre faune et notre flore.<o:p></o:p>

    Si les trous béants laissées par la tempête dans nos forêts permettent à d’autres plantes de s’épanouir et de s’étaler – on parle de successions écologiques-, le périmètre de refuge pour les cervidés s’est réduit d’autant.<o:p></o:p>

    Le débardage des milliers de mètres cubes de grumes a entraîné l’arrivée massive d’engins destructeurs et perturbateurs. Plus tard, les chemins largement ouverts sont empruntés par des usagers de la forêt pas toujours respectueux d’un  silence vital pour la faune.<o:p></o:p>

    Les animaux sont contrains de se rabattre sur les derniers territoires leur offrant une protection, et c’est là le grand problème : leur forte concentration fait des dégâts dans les plantations de jeunes arbres qui sont écorcés ce qui conduit l’ONF à clôturer ces parcelles et ainsi à morceler les territoires. Ce qui aggrave la situation : animaux piégés dans les grillages, consanguinité.  Bref on n’en sort pas. <o:p></o:p>

    En Colombie Britannique, toute exploitation des ressources naturelles –donc aussi les forêts- suppose une remise en état des sites après travaux. Ainsi toute route ouverte sera remblayée et fermée en fin de période de travaux pour en interdire l’accès aux véhicules. Toute parcelle de forêt récoltée sera systématiquement replantée, et enfin on se donne les moyens de verbaliser s’il y a des infractions.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    L’agriculture du 21e siècle connaîtra la révolution permanente ! Rien ne permet aujourd’hui de prévoir avec précision l’évolution du monde végétal, et encore moins d’en fixer le calendrier. Si le réchauffement moyen se limite a +2°C, l’adaptation est possible, à partir de +3°C rien n’est garanti. Et c’est là que réside le problème majeur : quelles variétés faudra-t-il sélectionner, quels modes de cultures devra-t-on privilégier, et enfin quels équipements mécaniques faudra-t-il fabriquer ?<o:p></o:p>

    Ce qui est sûr, c’est que le sud de la France sera de plus en plus chaud et sec. L’irrigation sera indispensable pour maintenir la productivité, à condition que les ressources en eau soient suffisantes. A défaut, les rendements baisseront de manière significative, De l’ordre de 15 à 20%.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Une migration des cultures du sud vers le nord est parfaitement possible pour des productions non liées à un terroir, c’est le cas des céréales par exemple. Le maïs a déjà accompli sa migration, souvenons-nous : il y a 30 ans, sa production était limitée au sud-ouest du pays, aujourd’hui il a envahi l’Alsace.<o:p></o:p>

    Il en ira tout autrement de la vigne et du vin. Si le raisin aime la chaleur, trop point n’en faut. Car au-delà d’un certain seuil, la vigne souffrira de la sécheresse et de nouvelles maladies apparaîtront. Alors que faire ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Si le savoir-faire du viticulteur est standardisé et peut s’exporter d’une région vers une autre, il en va différemment de l’alchimie du vin qui est le mariage d’un cépage, d’un sol et d’un climat. Cette trilogie ne peut être transposée, et L’Alsace ne produira jamais un Bordeaux, la Bourgogne ne remplacera jamais le Champenois. Lorsqu’on connaît la valeur culturelle du vin pour les français, que l’on considère le poids économique du vignoble et l’image du pays véhiculée à travers le monde par le made in France, l’on mesure les enjeux des décennies à venir.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    La production d'AGRO-carburants -et non BIO-carburants, car ils n'ont rien de biologique!- augmentera la demande en terres agricoles, ce qui exercera une pression sur le prix de l’hectare. Les rendements seront dopés à l’eau, aux engrais et aux OGM ! Sans pour autant résoudre le problème du réchauffement climatique, car produire du colza puis le transformer en carburant est coûteux en énergie : machinisme agricole, engrais et pesticides, process de transformation. Le bilan énergétique des biocarburants est loin d’être indolore. Sommes-nous prêts à accepter cela ?<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    L’élevage sera également au cœur des problématiques de l’agro-industrie. Qu’il s’agisse de produire du boeuf, du lait, du poulet ou du porc, les ingrédients sont les mêmes : fourrage, grain, tourteaux, eau et beaucoup de chimie pour lutter contre les virus et autre maladies. Mais qu’adviendra-t-il de l’élevage industriel avec des animaux confinés pour des raisons de productivité, lorsque le mercure affichera +40°C pendant un mois d’affilée ? Alors, adieu veaux, vaches, cochons ?<o:p></o:p>

    Comment réagira cette industrie lorsque la grippe aviaire, ou pire, de nouvelles maladies « exotiques » liées aux migrations géographiques et aux mutations des virus apparaîtront? Aux Etats-Unis, les chevaux sont depuis quelques années frappés par le West Nile Virus, un envahisseur exotique qui déclenche une forme de myopathie chez les équins. Passager clandestin sur les avions de ligne, il aura fallu à ce virus moins de quatre ans pour s’étendre jusque dans le nord du Canada. Des hivers moins rigoureux ont probablement favorisé cette rapide progression.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Parler d’agriculture, d’élevage, de ressources en eau, nous renvoie à une autre question cruciale : quelle santé pour l’homme du 21e siècle ?<o:p></o:p>

    Le tableau est dès à présent très inquiétant ! La « malbouffe » touche la jeunesse Alsacienne et les maladies cardio-vasculaires sont en tête du hit parade des causes de décès chez l’adulte. Cette fragilisation des individus les rendra plus vulnérables au stress thermique : aucun individu sain n’est capable de travailler par des températures dépassant 35 ou 40°C sur une longue durée, alors à fortiori les plus fragiles seront arrêtés. La productivité en souffrira, et le budget de la sécurité sociale sera malmené. Certains imaginent déjà le travail de nuit : ceux qui le pratiquent en connaissent les conséquences négatives sur leur biorythme.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Avec le vieillissement de la population –le nombre des plus de 85 ans doublera dans les dix années à venir- des mesures draconiennes devront être prises, et à grands frais, pour protéger les plus vulnérables. Mais voilà, installer des climatiseurs partout coûtera cher, pire, cela ne fera qu’aggraver la situation car produire du froid nécessite des moteurs dévoreurs d’énergie qui contribuent au réchauffement climatique.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Comme la bonne santé, la  mauvaise santé est multifactorielle, et il est certain que le facteur climatique jouera un rôle essentiel. L’humain devra d’une part réduire son impact sur le climat et d’autre part se protéger, adapter son mode de vie sur terre : malheureusement les scenarii des scientifiques comportent une marge d’erreur. Nous serons bien en peine lorsqu’il s’agira d’investir des milliards d’euros dans des technologies qui rapidement risquent d’être inadaptées face à l’évolution du climat. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    L’économie sera globalement malmenée, tout du moins dans un premier temps, qu’on qualifiera de période d’observation : cette phase sera plus ou moins longue, en fonction de notre capacité à prendre conscience des véritables enjeux. Dans un second temps, lorsque nous passerons à l’action, tout peut arriver : car produire propre et écologique comporte des gisements d’emplois nouveaux, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture et dans les services. <o:p></o:p>

    Consommer sain ouvrira la voie à de nouvelles pratiques alimentaires et culinaires et créera de nouveaux métiers dans l’agro-alimentaire par exemple. Vivre sain stimulera la créativité dans les métiers du bâtiment et développera de nouvelles pratiques dans nos loisirs. L’agriculture biologique emploiera plus de main d’œuvre à l’hectare cultivé, avec la qualité qui primera sur la quantité. Et rouler écologique poussera à l’innovation dans l’industrie automobile. L’aménagement du territoire se fera selon des schémas économiseurs de déplacements : donc d’énergie, de temps, de carburant. Nous gagnerons sur toute la ligne, non ? <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    En tout cas le chemin sera long et la feuille de route reste imprécise. Si nous prenions dès aujourd’hui des mesures drastiques pour freiner le réchauffement climatique -la variable étant notre capacité à réduire les émissions de gaz à effet de serre, les GES- l’effet positif se fera sentir au mieux dans un siècle, et sans pour autant arrêter le réchauffement. Il faudra donc prendre des mesures contraignantes d’une part, et s’adapter d’autre part. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Et c’est là que le bât blesse, car nous serons face à des choix de société : équité entre les générations, autrement dit ne pas faire payer la facture du réchauffement aux seules générations futures. Veillez à un meilleur équilibre entre le Nord de la planète, riche, et le Sud économiquement trop faible pour se protéger contre nos excès. Et personne n’empêchera la Chine et ses 1,3 milliards d’individus de nous copier dans nos habitudes de consommation. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Lutter contre le réchauffement climatique, protéger l’ensemble des richesses naturelles de la Planète, bref nous protéger contre nous-mêmes et nos turpitudes, tel sera le défi du 21e siècle ! <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :