• On connaîssait les "rurbains", vous savez ces urbains qui essayent de trouver leur place à la campagne, c'est en tout cas ce que nous disent les sociologues.

    A Calgary, capitale de l'ALBERTA au Canada, arrivent maintenant les URBAN COYOTES. En effet, ce carnivore de la taille d'un labrador s'adapte parfaitement à la vie citadine, un peu comme notre renard.

    C'est ainsi qu'une famille de coyotes -père, mère et cinqs petits- s'est installée sous la terrasse de Wendy WATSON. A son grand désespoir car elle craint pour son cocker spaniel, pas très habitué à fréquenter la faune sauvage. Oh non, le coyote n'est pas un prédateur féroce, mais Wendy n'en démord pas et demande à ce que la famille soit relogée ailleurs.

    Les "trappeurs" des services de la ville de Calgary se sont mis à l'oeuvre mais n'ont pas terminé leur travail: seule la mère et trois petits se sont laissés piéger, le père et les deux jeunes les plus costauds sont restés, au grand regret de WW.

    Souhaitons bon courage à la mère qui dans l'immédiat doit nourrir toute seule les trois petits qui l'accompagnent.

    Le dessous de l'histoire, c'est que tout simplement les hommes ont parfois l'habitude de nourrir les coyotes ou de laisser les poubelles accessibles, créeant ainsi de mauvaises habitudes qui à terme les mettent en danger.

    Cela me rappelle une histoire d'ours l'automne dernier: un beau mâle grizzly venait systématiquement "faire les poubelles" tous les soirs vers 23H00, jusqu'au jour où un villageois effrayé a demandé à la police d'agir, d'autant qu'un second grizzly, plus jeune, s'était mis à copier le "vieux". La police a fait appel aux services de l'environnement qui ont l'habitude de piéger les ours pour ensuite les reconduire à distance respectable du village.

    La trappe fut posée derrière la maison, amorcée par un sac poubelle rempli, et le lendemain le jeune "était fait", puis reconduit vers ses vertes montagnes. STALKER -après quelques jours dans le village, les ours portent tous un nom- fut plus malin, ne se laissa pas prendre et fit notre bonheur pendant plusieurs soirées que nous passions à guetter son arrivée, et jamais décus! Contrairement à lui, car bien évidemment notre poubelle est toujours vide.

    De retour au village après un week-end de pêche à Meziadin Lake, j'apprends que la nuit de samedi fut agitée, et fatale au pauvre STALKER, abattu par la RCMP (Police Montée) suite à une "plainte" d'une habitante.

    Pourtant, les services de l'environnement expliquent que la meilleure politique -et la seule viable à mon sens- est une cohabitation pacifique, en acceptant l'idée que les animaux sont susceptibles de passer près des habitations, mais ne séjourneront jamais en l'absence de toute nourriture.

    Reste à chacun d'appliquer la règle, ce qui est plus vite dit que fait, car la société de consommation n'épargne pas les coins les plus reculés du continent nord-américain.


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